L'IA, c'est comme la lumière qu'on ne voit pas
Le spectre électromagnétique comme métaphore : les signaux sont là pour tout le monde, encore faut-il être capable de les voir.
C’est ma lubie en ce moment. Je pense souvent… au spectre de la lumière.
J’ai même acheté un poster du spectre électromagnétique pour l’afficher dans mon bureau.
Je vois un lien direct entre ce poster et l’intelligence artificielle.
Le monde physique existe indépendamment de notre capacité à le voir. En gros… ce n’est pas la lumière qui crée la réalité.
Nous avons simplement la chance d’avoir un “décodeur” biologique qui capte une minuscule partie du spectre.
Avant et après la lumière visible, il existe tout un univers qui nous échappe : rayons X, ondes radio, micro-ondes.
Les humains, on voit, on entend, on sent, on ressent, mais on est super limité en comparaison à d’autres espèces (genre dauphins, chauve-souris, chiens, etc).
Les signaux sont là pour tout le monde, mais nous on ne les voit pas.
Et on a longtemps cru que ce qu’on ne voyait pas n’existait pas. Mais pour paraphraser le Petit Prince : l’essentiel est invisible pour les yeux.
L’IA qu’on développe, c’est un peu comme le spectre électromagnétique.
Il y a ce qu’on peut voir et comprendre (via notre décodeur… soit le langage naturel, pour l’instant), mais il y a aussi tout le reste qu’on n’est pas encore capable d’entendre ou de voir, faute d’avoir le bon décodeur pour capter le signal.
Les scientifiques ont même un terme pour ça : ils appellent ça l’espace latent. Exemple : on voit en 3D, mais il existerait des dimensions infinies en réalité.
C’est difficile à comprendre pour nous.
Donc l’IA peut voir des dimensions de l’information qui nous sont biologiquement inaccessibles et incompréhensibles.
C’est comme si on avait soudainement accès des millions de Leonardo Da Vinci ou Albert Einstein : on pourrait générer des théories de la relativité à la demande, sur n’importe quel sujet.
Faut juste être capable de les voir et les comprendre.
C’est pour ça que je suis persuadé que l’IA va provoquer une explosion cambrienne de créativité.
À partir du moment où les créateurs trouveront le portail vers cet “espace latent”, on ne fera plus juste de la création avec ce qui nous est visible ou connu.