Quand un photoshoot devient inutile
Qualité, rapidité, budget : l'IA générative brise la règle des deux critères sur trois. L'exercice, sur une gamme de vêtements d'école.
On disait jadis, en production de contenu, qu’il fallait choisir 2 critères seulement entre qualité, rapidité et budget.
L’IA générative brise complètement ce principe. On peut maintenant avoir les 3 : beau, pas cher, rapide.
Pensez à ce qu’implique un photoshoot de vêtements : des modèles, du maquillage, des essayages, du transport, la recherche de lieux.
Est-ce qu’il fait beau cette journée-là? Est-ce qu’on est malades? Qui paie le repas?
Pour une journée d’une trentaine de photos, plusieurs lieux, une douzaine de modèles, même en équipe légère, on parle facilement de 15 000 à 20 000 $ au minimum.
Et là-dessus, on doit souvent faire avec ce qu’on trouve côté modèles, lieux, température.
Il y a aussi un immense coût écologique quand on pense aux ressources et au temps mobilisés, alors qu’aligner les pixels un après l’autre, c’est une chose réglée pour l’IA.
Par exemple, GPT Image 2 permet maintenant d’éviter tout court le photoshoot et d’obtenir le résultat qu’on veut, parfois même mieux que ce qu’on imaginait.
Certains diront que ça dénature l’idée même du photoshoot, mais pas vraiment.
Beaucoup de photoshoots se faisaient déjà avec des compromis sur la météo, le lieu, les modèles disponibles, ou étaient carrément remplacés par des banques d’images.
Ce n’est pas tous les shoots qui ont besoin d’être la une de Vanity Fair non plus. Et je ne ferais pas des photos de mariage en IA, ou pour des événements vécus.
Mais pour quelque chose de représentatif comme un cocktail, une shot de produits, présenter des vêtements d’une certaine façon, ça fait tout à fait du sens d’aller 100 % IA.
L’exercice : une gamme de vêtements d’école
On a fait l’exercice avec une marque de vêtements d’école privée québécoise. Un photoshoot traditionnel nous aurait facilement coûté 20,000 $.
Pour une fraction du prix, on a obtenu exactement ce qu’on voulait, à un bouton près, même à une couture près.
La recette :
- Modèles AI conçus dans Midjourney (jeunes de 10 à 16 ans)
- Vêtements isolés à partir des photos existantes du site e-commerce
- Création de kits et de scènes plausibles dans une école privée québécoise
- Mise en gamme à travers Spaces par Magnific (Freepik) pour générer des centaines d’images, sous différents angles
C’est vraiment le volume qui fait la job, comme dans un vrai photoshoot où on prend 500-1000 images pour en garder une vingtaine. On choisit les meilleures, celles qui font le plus de sens.
Ensuite, c’est du travail de correction, comme jadis avec Photoshop : ajuster la couleur d’un pantalon, retravailler un angle.
Résultat : une vingtaine d’images impeccables pour illustrer la gamme.
Je pense que c’est définitivement comme ça qu’on devrait produire à l’avenir.
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