Nano-Banana : un nom de code qui cache une révolution
Pourquoi le générateur d'images de Google a fait basculer la production visuelle, avec des exemples et la théorie derrière la recette.
Nano-Banana : un nom de code qui cache une révolution
Eh la la.
Je pars en vacances et Google lance une version améliorée de son générateur d’images et en plus, ils appellent ça NANO BANANA!!!!
Google est réputé pour donner des noms de m… à ses produits, pour ensuite les renommer avec un autre nom et rendre ça compliqué.
Là, ils ont presque refait le coup. En fait, “nano-banana” était le nom de code du projet pour ce qu’ils appellent officiellement ( check notes… ) Gemini 2.5 Flash Image!
Donc en gros, ce n’est pas une nouvelle patente mais juste une version très, très améliorée de leur outil de base de création d’image. C’est super populaire et tout le monde en parle parce que c’est vraiment bon.
Si vous avez un compte payant Gemini, vous y aurez accès directement via votre clavardage.
Cela dit, le nom de projet Nano Banana, et sa disponibilité cachée pour un moment, a largement contribué à sa réputation. Comme un bar clandestin caché qu’on accède par une porte secrète.
Nano-Banana est apparu il y a quelques semaines sur un engin de bataille de LLM qui s’appelle LM Arena . C’est une arène de vote et de comparaison entre les LLM et outils de Gen-AI. Pour y avoir accès, il fallait essayer l’outil 4-5 fois avec la chance d’attraper Nano-Banana dans la comparaison.
Ce lancement “soft” a créé un buzz énorme avant même l’annonce officielle.
Pourquoi les gens capotent ? La science vulgarisée.
En fait, Gemini 2.5 Flash Image, aka Nano-Banana, fait exactement ce qu’un outil Gen-AI d’image devrait être capable de faire : exécuter exactement ce qu’on lui demande.
Ce n’est pas juste une machine à faire de belles images. Ses super-pouvoirs sont :
- La cohérence de personnage : Tu peux créer un personnage et lui faire faire n’importe quoi dans 50 images différentes, il gardera le même visage, les mêmes vêtements, la même allure. Fini les personnages qui changent de tête à chaque génération.
- L’édition ciblée : Tu peux lui dire “change la couleur de la chaussure gauche en rouge” et il ne va pas réinventer toute l’image. Il fait juste ce que tu demandes.
- La fusion d’images : Tu peux lui donner deux images et lui demander de les fusionner de manière intelligente, pas juste un copier-coller maladroit.
Mais en plus, il est méga rapide comme mon Internet fibre optique.
Des exemples
#1 - Mettre un personnage dans une pose précise à partir d’un dessin. Ça fonctionne même avec des bonhommes allumettes.
#2 - Changer les vêtement d’un.e modèle.
#3 - On peut aussi demander l’inverse.
#4 - J’ai simplement fait une flèche rouge et demandé de me donner une image du point de vue de la flèche.
#5 - On peut créer des assets de jeu vidéo seulement avec une image Google Map et un prompt.
Il y a plein d’autres exemples sur cette page de Google.
La recette secrète de Nano-Banana
Voici ce que j’ai trouvé comme infos.
- Un générateur d’image, c’est d’abord un outil qui traduit le texte en images.
Nano-Banana a été “éduqué” dès la naissance pour comprendre les deux en même temps. C’est comme un enfant qui grandit dans une famille bilingue : il ne traduit pas dans sa tête, il pense nativement dans les deux langues (ici, le texte et les pixels). C’est pour ça qu’il est si bon pour comprendre des instructions comme “place un avocat portant un chapeau sur cette chaise”.
- La plupart des IA tournent sur des GPU (les cartes graphiques), mais chez Google c’est différent.
Google a ses propres puces sur mesure : les TPU. Explication : un GPU c’est comme un couteau suisse, bon à tout faire. Un TPU, c’est conçu juste pour faire de l’IA, mais à une vitesse folle. En entraînant et en faisant tourner Nano-Banana sur des milliers de TPU, Google obtient une rapidité fulgurante.
Qu’est-ce qui s’en vient ? La théorie de la création d’univers.
Je le dis souvent, tout s’en va vers la création d’univers en temps réel. Nano-Banana n’est qu’une pièce du puzzle dans l’écosystème Google.
Voici les autres morceaux qui s’emboîtent parfaitement :
- Le morceau image : Nano-Banana (Gemini 2.5 Flash Image)
- Le morceau vidéo : Veo
- Le morceau univers interactif : Genie
Google ne construit pas juste des outils séparés. Ils assemblent une suite créative complète et intégrée.
Demain, un créateur armé de Google pourra :
- Créer ses scénarios dans Gemini
- Imaginer un personnage avec Nano-Banana.
- Le faire vivre dans une cinématique avec Veo 3 (4, 5).
- Construire un monde interactif autour de lui avec Genie.
Bref, ça touche autant le monde de la production que celles des jeux vidéo.
P.S. : Pour l’essayer gratuitement, vous pouvez aller sur Google Ai Studio :